Château-Musée de Saumur

En 1912, le château de Saumur, en partie restauré, est ouvert au public. Le musée municipal est installé au premier étage de l’aile nord ; le musée du cheval (alors musée d’association) au second étage.

Le Manège royal. Exercices équestres de Louis XIII : le manège à passades © Conservation du patrimoine de Maine-et-Loire / Bruno Rousseau

Fondé en 1829 à l’initiative de trois érudits saumurois, le musée municipal a d'abord eu une vocation archéologique et ethnologique. En 1912, il prend une autre dimension avec le transfert des collections au château. Le second étage de l’édifice est, quant à lui, mis à la disposition de l'association la Société du Musée du Cheval qui souhaite créer un musée sur l’histoire de l’équitation. C'est un succès, les dons affluent dès les premières années. Mais en 1957, ne pouvant plus subvenir à la conservation et la mise en valeur de la collection, l’association est dissoute et le fonds dévolu à la Ville de Saumur. Ce sont plus de 3000 items, quelques milliers de documents graphiques et une bibliothèque qui relatent l’histoire du harnachement du cheval et l’évolution des pratiques équestres. 
Ce fonds « hippiqua » répond pleinement au caractère sportif du projet de numérisation des collections. L'équitation de tradition française inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO est fortement représentée. Le travail de dressage réalisé sous la conduite des écuyers de renom tels Pluvinel, Bauché, La Guérinière, L'Hotte est largement présente dans cette collection. Le monde des courses hippiques occupe également une place importante avec les portraits peints de chevaux célèbres, les estampes témoignant de l'effervescence des grands prix hippiques. 
La Ville de Saumur a souhaité participer à l'inventaire national du patrimoine sportif et à sa mise en ligne afin de donner plus de visibilité au patrimoine équestre qu'elle conserve dans les collections de son Château-Musée. Ce fonds bien connu des spécialistes mérite un meilleur rayonnement auprès du grand public. Sa numérisation va permettre une valorisation différente en s'appuyant sur d'autres œuvres que les objets propres au harnachement. Les documents graphiques et œuvres d'art sont de très bons témoignages de l'équitation française et de son évolution. 
 

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